Des Idéaux

Se poser ensemble la question de ce qui nous tient debout. Y a-t-il quelque chose qui nous tienne debout, et tout n’est-il pas devenu mascarade, ou marketing-mascarade ... Au détriment de la parole qui nous habite très au fond. Là où ce n’est pas toujours beau à voir, là on l’on doit taire et avancer quand même ?

Pour tenter une écriture ensemble, à partir de mémoires, et de textes que nous nous proposerons aussi difficiles à regarder en face que :
- « Si c’est un homme » de Primo Lévi, 
- « Le journal du voleur » de Jean Genet,
- « La Barbarie » de Michel Henry, 
- mais aussi « Ubu », d’Alfred Jarry,
ou encore d’autres écritures que nous découvrirons collectivement. 
 
Pour être au plus juste de ce que nous sommes, et se poser ensemble la question d’un acte politique et artistique juste.
Nous poser la question de nos peurs, de nos horreurs, de nos masques et de nos démons. 
Pour construire ensemble, avec cette matière commune, une langue, la nôtre et celle de l’ensemble des participants.
Pour s’attacher à une écoute du chant de chacun, du chant des langages, des corps et des histoires.
Pour écrire une lettre, une proposition de missive à ce que nous pensons être des idéaux, vivants ça et là encore,
ou morts ça et là dit-on. 
Voir ensemble ce qui nous en reste, ce qu’il en reste ça et là, ce qu’ils permettent comme voies, et ce qu’ils retiennent comme risque, ou dévoile comme masque, qui, une fois tombé ; examiné, permet peut-être plus de réalité dans l’action, dans les mots, dans l’adresse à l’histoire et ce qu’elle a fait de nous.
 
 
Nous proposons un travail qui interroge la violence de l’homme à travers l’expression de sa colère et souhaite me demander : que sont aujourd’hui devenus les idéaux et à quoi peuvent-ils encore nous aider ?
Nous aimons travailler en écoute des acteurs, artistes, amateurs ou personnes qui participent au questionnement ; que les corps interrogent ce projet et ce qui y est tenté, comme pour frayer un nouveau chemin à la langue. 
Nous proposons donc que le trajet se fasse à plusieurs et par étape :
Nous débuterons par l’exploration d’un texte que j’ai commencé à écrire, qui servira de cadre de recherche, et qui sera nourri par d’autres mots que les nôtres. Se seront ceux des participants, et ceux d’autres auteurs.
A cette étape du travail des tentatives scéniques auront lieu avec les acteurs de Alzhar et tous ceux qui seront conviés à participer quel que soit l’âge et la culture.
 
Une partie du texte sera jouée, dans l’expérimentation proche du documentaire et proche de la performance que tente la compagnie depuis sa création, une autre partie sera jouée dans une esthétique du masque, avec ce que cela questionne du dévoilement et du secret à cacher qui prend là toute sa force dramatique et de sa propre transgression, une autre partie encore sera entendue sur des moments de danse pure, écrite à la frontière du texte. 
Le travail et les tentatives définiront les choses, autant que les interprètes, comme il en est toujours dans les propositions de la compagnie, depuis sa création, en 1993.
 
 

Distribution

Jeu : Maxime Carasso ; Nicolas Allright ; Lucia Allright ; Virginie Carillo ; Pierre Cécaldi ; Marion Bonnefoy ; Jeanne Poitevin

Vidéo : Sébastien Bretagne

Musique  : Rosine Fefermann ; Richard Léandre ; Nicolas Allright ; Pierre Cécaldi

Danse : William Petit

 

 

Affiche du spectacle

Le dossier de presse est accessible aux professionnels. Connectez-vous