Les enfants précoces

Les enfants précoces

Entre Marseille et Cassis. Entre la grande ville, la campagne et la mer, est un endroit à part où des enfants grandissent.
Ils arrivent à 3 ans, parfois, et parfois, vont là en classe, jusqu'à 19 ans.
Cet endroit est entre passé et présent. Tradition et ultra modernité. 
C'est un endroit en recherche. 
Y vivent beaucoup d'enfants "précoces", c'est à dire qui ont des cerveaux qui vont très vite, trop vite parfois, et après qui il faut courrir pour qu'ils apprennent les "programmes" scolaires.
Ici on essaie des façons d'y parvenir. E CLASSE, méthode active, jeu... Comment faire ? Les enfants parfois acquierent les connaissances de si particulière façon, et à si particulière vitesse, comment les adultes pour qui souvent cela est acquis et ancien peuvent-ils tenter d'être dans la même apétance, la même urgence qu'eux ?
Ici on tente.
Et.
Créatifs, imaginatifs, hyperreceptifs, partout les enfants apprennent, et s'ennuient, et s'extasient, et inventent, et chahutent, et se construisent, et souffrent, et jouent.
Là, peut-être plus encore.
Là alors a-t-on besoin de plus d'écoute, plus d'invention, plus de vivacité.
Ici les enfants, parfois, furent un peu blessés avant d'arriver, autrefois, ailleurs, et ici réapparaissent, ont parfois presque peur d'eux-même, de leur intelligence. De leurs capacités. De leurs forces.
Ici on a demandé à la compagnie ALZHAR de prendre la suite des ateliers de théâtre, qui existent là, tout en haut d'un quasi rituel fire exit, ou sur les gravillons du grand parc, ou sur le terrain de bascket, ou dans la très grande prairie tout en bas des batiments, après le lycée, après le collège, après l'école primaire, et enfin, après l'école maternelle. Ici ou là, de 7 à 10 heures par semaines parfois, les acteurs de la compagnie ALZHAR, et ou, le metteur en scène, et ou, les danseurs, viennent mettre en partage leur expérience de la scène, et, pas à pas, et écoute totale de ce lieu si particulier, le théâtre a lieu. De tous les âges. Et peu à peu de toute la ville, chacun nous rejoint, pour, ensemble, jouer et mettre en scène, et, surtout, exprimer, apaiser, ses peurs, et peut-être les jouer, les dompter, et toujours, toujours comme si tout cela n'était qu'une grande blague. Mais tant disent que la vie est ainsi. Et, probablement, Feydeau, si rapide, lui aussi, proche de l'esprit des lieux, sera de la partie."
 
On peut s'inscrire et intégrer les ateliers toute l'année. D'où que l'on vienne.