Alzhar et Camus : 2011, 2012, 2013

Alzhar et Camus : 2011, 2012, 2013

Retour sur le travail de la compagnie Alzhar dans le projet  "Nord Et Sud Dans Nos Histoires et dans l’œuvre d'Albert Camus  "Le premier homme" "

 
L'idée de base est que nous vivons une période charnière de l'Humanité. de la Société des hommes. Que faire avec tant de liens, tant d’échanges, tant de technicité, et tant de manque ? Quelle est la place du théâtre ? La place de l'Art ? Comment être juste ? à l'écoute du monde ? du temps ? du public ? L'idée centrale est que l'art n'est plus toujours où l'on croit. 
Ainsi, pour les arts scéniques, pour ce qui nous concerne, donc, il nous aparait souvent, que, dans les écoles d'art dramatique, de danse ou de chant, un académisme se transmet, trop régulièrement, et des règles anciennes encore trop souvent, de partagent, qui devraient être parfois derrière nous, même si à l'occasion, elles sont empruntées à des découvreurs déjà ailleurs elle se disent là, mais, nous le voyons, trop souvent, les jeunes gens dorment, et là s'épuisent, ou prennent des chemins de création déjà empruntés, et même parfois, nous le vérifions, s'éloignent de la force de leur âge, la force à dire, à faire le monde nouveau. 
Alors que, et ce n'est pas seulement un cliché, c'est véritablement une émotion souvent étonnamment partagée, dans les gares, dans les rues, les jeunes gens s'entraînent, plein de vivacité et d'enthousiasme, à des street dances de l'urgence et de la parole à reprendre, à redonner, à repartager, dans les skate parks, les jeunes gens se rassemblent, partagent véritablement et passionnément une révolte et un choix, peignent leurs mots et leurs rêves, et dans les cours d'immeubles, ils chantent leurs colères et leurs espoirs.  
Alors, même si nous sommes des acteurs, des metteurs en scène, fervents et convaincus de la force du théâtre, de la scène, de l'histoire et de la précision de ces arts, de leurs disciplines, de leurs exigences et importances, nous pensons que l'art s'adresse à tous, et que son acte est de questionner activement l'ordre des choses. 
Alors comment ? Comment être en lien avec les jeunes gens, porteurs des mondes de demain ? Comme d'autres artistes, nombreux, de part le monde, nous faisons le choix, alors,il y a longtemps, de proposer des pratiques artistiques à ceux qui sont en éveil, dans les rues, les cours d'immeubles, les gares, les ports, les places publiques, etc... 
Et donc, lorsque nous avons pris le chemin de travailler l’œuvre de Camus, c'est là que nous avons choisi de faire nos ateliers de recherche et de création avec et pour ceux qui sont là. Ainsi, de Septembre 2011 à Juillet 2013, la cie a centré son travail sur la recherche et la création avec et vers LE PREMIER HOMME , d'Albert Camus, et nos ateliers se sont donc développés partout où cela a été possible, ainsi que nos échanges et créations collectives, et bien sûr, le texte de Camus, relatant son enfance, pauvre, en Algérie, et sa double appartenance politique, géographique, et historique, a, toujours, partout, résonné très fort avec tous les publics en présence :
en Méditerranée (avec les cies partenaires du projet, soutenu par GRUNDTVIGMirmica en Italie, Ecologicamente en Espagne, et soutenu par l'Institut françaisEl Hamra en Tunisie)
avec notre public amateur, enfants, adolescents, adultes, personnes âgées
 
Grâce au soutien de la ville de Marseille, de la ville de la Ciotat, de la ville d’Aix en Provence, de Marseille-Provence-Capitale Européenne de la Culture, du Conseil Général des Bouches du Rhône, du Conseil Régional de Provence Alpes Côte d’Azur, des dispositifs CUCS de ces mêmes villes, de la Fondation de France, de GRUNDTVIG, de L’Institut français, de la DRAC, il nous a été possible de développer une création en relais entre plusieurs ateliers de théâtre, plusieurs sites de répétitions, et de proposer au public ce travail abouti à partir de propositions spontanées des publics en présence, et en création collective. 
 
Ainsi, des écoles aux centres sociaux, des collèges aux lycées, des maisons de la jeunesse aux maisons de quartier, des maisons municipales aux bibliothèques, des théâtres aux écoles d'art, nous avons tenté d’être présents partout où cela a été possible sur le territoire PACA, et en Méditerranée, avec les questions de la mémoire, de la vérité, du choix, de l’héritage, du partage, de la révolte, que nous posaient le texte d'Albert Camus, que nous travaillions, en profondeur, en résonance avec le public.
 
En effet, l’objet social de la Compagnie ALZHAR est le partage de la création théâtrale et pluridisciplinaire, la sensibilisation aux arts, aux créations, aux moments publics susciités, provoqués par ces partages, pour les publics de tous âges,  de tous horizons, notamment les publics fragilisés des quartiers d’habitation pas toujours faciles, et les zones dîtes sensibles de notre société.
 
AINSI, LE PROJET  DE LA CIE, QUI VIENT D'ABOUTIR, EST LA CRÉATION  DE 
"Nord et Sud dans nos histoires et dans l'œuvre d'Albert Camus "Le Premier Homme" , l'auteur, nos mots, nos échanges »
 
Lieux de résidence et dates du parcours collectif  :
 
  • La Distillerie d'Aubagne, 10 au 20 novembre 2011
  • Collège Izzo, mars, avril et juillet 2011,
  • Salle Bagouet du Pavillon Noir, Aix en Provence du 5 au 15 mars 2012
  • La Friche Belle de Mai 16 au 27 juillet 2012
  • Salle polyvalente de Bivert, gérée par la mairie de Gardanne du 10 au 13 septembre 
  • Salle de travail de Gardens à la Cité des Arts de la rue à Marseille, du 8 au 11 octobre
  • Festival iMOV à Milan du 12 au 14 octobre
  • Théâtre du Golfe à La Ciotat du 29 octobre au 2 novembre
  • Gardens, salle de répétition, cité des arts de la rue, Marseille, du  22 au 24 novembre
  • CIAM, Marseille, du 17 au 25 janvier 2013
  • VAC, Ventabren, du 21 au 25 février
  • La Maréchale, Aix, du 23 au 26 mars
  • Salle de répétition de la Cie Parnas, Friche La Belle de Mai, Marseille, du  26 au 30 mars
  • Gardens, salle de répétition, cité des arts de la rue, Marseille, du  3  au  7 avril
  • Théâtre Martinet Les Pennes Mirabeau du 15 au 25 avril
  • La Ruche, Bouc Bel Air, du 15 au 17 avril
  • Hang’art, Gardanne, du 1 au 4 mai
  • Salle d’animation culturelle de Beas de Segura, Espagne, du 9 au 13 mai
  • Théâtre du Golfe à La Ciotat du 20 octobre au 24 mai 
  • Théâtre Pierre Tabard Montpellier du 29 mai au 2 juin
  • Théâtre du Vent se lève ! Paris, 25 juin
 
Et, bien sûr, tout au long de l'année, les écoles d'Aix en Provence, lycées et collèges de Marseille, maison de la jeunesse et centres sociaux de la Ciotat, de Vitrolles, théâtres de Marseille, Les Pennes Mirabeau, Aubagne, 
 
Ainsi, nous avons pu pas à pas construire une équipe, nomade et relative, propre à chacun des lieux et des moments, mêlant professionnels et amateurs, mettre en commun une esthétique au fil de l’œuvre d'Albert Camus "Le Premier Homme", partager les temps technique, les rencontres avec le créateur lumière, toute l'équipe plateau, le créateur musical, la scénographe costumière, faire ensemble des essais scénographiques, avancer pas à pas collectivement dans la précision de la place des différents groupes amateurs dans le spectacle, penser ensemble la place dans le projet artistique des partenaires européens et méditerranéens. Nous avons petit à petit fait le choix des extraits de textes choisis pour le projet, collectivement, en écoute des sensibilités et des histoires du groupe éclectique. Nous avons creusé les questions  dramaturgique et le questionnement sur l'adaptation du roman au théâtre,. Chaque temps était un temps de création et d'apprentissage, jusqu'à la vérification de la justesse de l'équipe artistique et structurelle du projet, qui demande à être très tenue, malgré une fragilité financière. les étapes furent belles et partagées, et même si elles étaient parfois dures, elles étaient toujours formatrices, et riches de réflexion, et de positivité, ainsi, l'étape de travail concernant l'écriture musicale en lien avec l'écriture des acteurs fut le moment de concrétisation de l'ensemble, et des propositions. Donc, nous avons défini un texte, un fil rouge du spectacle, qui sera, et c'est devenu la nécessité de tous, une mise en commun de la notion de témoignage pour les comédiens professionnels et amateurs, et de la beauté du témoignage romanesque d'Albert Camus.  
 
A présent le spectacle est créé, il va jouer, tourner, nous l'espérons. 
 
Voici la réalisation vidéo de ces ateliers, en troies parties.
 Réalisation, image : Stéfan Nao Nélet ; Montage, post-production : Nicola Farina
 

"Traces et souvenirs"


 

"Recherches et résonnances"


 

"Trajectoires"

 

 

Dossier de presse: