Exils à la Distillerie d'Aubagne

 
Voici des semaines
des mois que nous essayons
que nous tenons la barre en haute mer
 
s'attaquer au théme de l'exil renverse les coeurs de tous de loin ou de près qui cherchent à dire ensemble
 
chacun retraverse son propre exil
réécoute ceux du monde
ceux des mondes
et si cela faisait partie de l'homme
de nous
de nous tous
et si c'était une de nos caractéristiques que nul ne peut nier et qui ne peut se "gérer", alors, que l'on exclue, taie, enferme, isole ?
six ou sept professionnels du spectacle ont traversé, traverseront, ont accosté pour le projet
trente ou trente cinq amateurs,
chacun se raconte, se fuit, se cherche, amène des textes, reparle, se taie, revient, repart,
quelque chose se joue là dans ces écarts, ces temps, ces autrement
 
le 17 octobre il fallait ouvrir au public cette première résidence,
[ (ce sera disions-nous, à LA DISTILLERIE D'AUBAGNE, lieu de recherche et expériences théâtrales, poétiques et chorégraphiques, lieu rare et précieux ou LA COMPAGNIE ALZHAR a déjà démarré LE LION, LA SOLITUDE DES CHAMPS DE COTON, LE PREMIER HOMME-NORD SUD, lieu cher ]
 
l’espace autre le temps autre fut si étrange encore,
quatre amateurs, deux professionnels et des fantômes, et un tout petit et très solidaire public fut là,
un texte s'est écrit, pas à pas, avec tout cela, tentant d'entendre fiutes, perspectives, désirs dits ou tus, passés lointains ou là, liens, projections, lointains ou là, et tentent d'embarquer
cela eut lieu et nous embarquâmes,
vivement la suite, pour qui voudra, où et comme le destin le dira,
un spectacle sur l'exil, je vous disais
amicalement
 

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